DANS CETTE FORÊT
Découvrez la forêt d’Harenna en Ethiopie.
C’est l’un des derniers villages au monde où l’homme cultive encore le café à l’état sauvage. Vous y rencontrerez Abdulakir, un jeune ceuilleur de café, amoureux éperdu de sa forêt.
La légende raconte qu’un jeune berger nommé Kaldi l’aurait découvert alors qu’il promenait tranquillement ses chèvres. Etonné de l’effet euphorisant que les petites baies rouges produisaient sur son troupeau, le jeune berger le goûte à son tour et se mit à danser, saisi par un soudain entrain. Il décide alors d’apporter ces fèves miraculeuses au monastère voisin.
le délicieux
brevage
leur
apporte énergie
et concentration
pour leur prieres
nocturnes.
Les moines méfiants y voient le fruit du Malin
et s’en débarassent en les jetant au feu.
Mais le merveilleux parfum du café torréfié les fait changer d’avis et ils retirent bien vite les baies grillées des flammes. Le café est ensuite adopté par la communauté. Le délicieux breuvage leur apporte énergie et concentration pour leurs prières nocturnes.
Appelé “kahweh” signifie “fort”, “élan” ou “vitalité” en arabe ; le café serait longtemps resté consommé en Ethiopie sans être connu du reste de l’Afrique.
La tradition et le savoir faire lui ont été transmis par son père et son grand-père.
Ses ancêtres ont découvert le café ici alors qu’il venaient faîre paître leur troupeau de vaches dans la forêt, et ont alors décidé de s’y installer.
JE SUIS né dans
cette forêt et
je ne
voudrai
jamais
la quitter
Dans le village d’Abdukalir, le café est bien plus qu’une boisson… Presque tous les habitants du village sont des cultivateurs de café.
Manyate est situé à 1800 mètres d’altitude, c’est l’un des derniers villages au monde où l’homme cultive encore le café à l’état sauvage. Les parcelles ne sont pas vraiment délimitées, mais chacun connaît très bien son périmètre et les caféiers qui leur appartiennent. Toutes les cerises sont cueillies à la main, deux fois par an.
Abdukalir a toujours vécu dans la forêt d’Harenna ; il possède une parcelle à lui au milieu des grands arbres de la forêt.
Il ne s’imagine pas vivre ailleurs, tout comme le café, il a besoin des arbres pour vivre. Jamais il ne voudrait quitter sa forêt primaire. Il vit dans une petite maison très simple à quelques mètres de sa parcelle avec sa femme et ses 3 enfants.
Il veut que ses enfants soient éduqués pour qu’ils aient le choix de reprendre l’activité familiale du café sauvage ou de vivre ailleurs une autre vie.
Quelque soit leur choix, il partagera avec eux un savoir ancestral : c’est à l’ombre des arbres qu’est né le café, c’est à l’abri de leur feuilles qu’il grandit le mieux.