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L.A. Confidentiel

La Cité des anges est probablement la capitale du pacifique. En elle, il y a un peu de Tokyo, de Séoul, de Hong Kong, de Lima et de Sydney. Cinq Angelenos, membres du Club Nespresso témoignent de l'extraordinaire luxuriance de cette mégapole campée aux portes du désert.


Cette ville du désert est une ambiance, une atmosphère ardente, tempérée par de multiples courants humains. Un mélange instable d’aridité et de douceur méditerranéenne, de détachement hippie et de capitalisme sauvage. D’où lui vient sa richesse, son étrange magnétisme terrestre ? Les premiers colons du Nouveau Monde situaient dans l’île fabuleuse de Californie un eldorado gardé par de splendides amazones. D’une certaine manière, le rêve américain s’est approprié ce phantasme originel, en faisant de Hollywood la destination de millions d’espoirs. Comme une caravelle espagnole dont la coque serait  protégée par d’innombrables couches de peinture, c’est aujourd’hui l’industrie du spectacle qui maintient à flots cet ancien bourg pionnier.


Vitrine des États-Unis à l’égal de New York et de Miami, Los Angeles ne partage ni le dandysme décomplexé de la Big Apple, ni l’insouciance déshabillée de la cité balnéaire. La mégapole californienne a développé une élégance confortable, une décontraction habillée qui sied parfaitement à cette urbanisation déployée dans l’infini. La nuit, depuis Mulholland Drive, on dirait une carte du ciel, segmentée par les réseaux d’une multitude de constellations. Vue de l’intérieur, la Cité des anges ressemble à une succession de décors, où les coyotes préludent aux caniches tail­lés comme des buis, où une jungle de tours métal­liques peut déboucher sur une plage paradisiaque.




Ilan Portugali, diamantaire, Membre depuis 2012

Originaire d’Israël, Ilan a mené une vie d’aventures en Afrique australe avant de s’installer aux États-Unis. Il traversait la région en quête  de saphirs malgaches et d’émeraudes du Mozambique, avec sa mine d’explorateur anglais à la peau diaphane, ses cheveux pâles impeccablement peignés, sa stature de lutteur et son arme automatique. Ilan s’est depuis rangé des voitures à Beverly Hills, où ce père d’une petite fille vit de la vente de « solitaires » en buvant des Ristrettos intenses, comme DHARKAN ou KAZAAR. La rigueur dont Nespresso fait preuve dans le suivi de son approvisionnement, depuis la récolte jusqu’au conditionnement final, lui rappelle le certificat de traçabilité auquel les diamantaires doivent se plier en vertu du processus de Kimberley : celui-ci permet d’identifier  les « diamants de sang » extraits dans des conditions violant les droits de l’homme, ou susceptibles de financer une guerre civile.


LOS ANGELES EST UNE VILLE OÙ LES FORTUNES SONT PRIÉES DE FAIRE PREUVE DE RETENUE, DE DÉTACHEMENT. LE DANDYSME EST CONSIDÉRÉ COMME UNE FAUTE DE GOÛT IMPARDONNABLE, À MOINS QU’IL NE SOIT TEMPÉRÉ PAR UNE CASQUETTE, UN BLUE-JEANS TROUÉ OU UNE PAIRE DE TENNIS. Même habitués au luxe, les gens d’ici détestent avoir le sentiment d’entrer quelque part sur la pointe des pieds. L.A. est libre comme le désert, ce n’est pas un jardin japonais où le moindre galet se trouve à sa place. ILAN PORTUGALI l’a bien compris, lui qui vend en direct des diamants un tiers en dessous des prix du marché, sans la médiation rassurante et coûteuse d’une boutique qui a pignon sur rue. Il retrouve ses clients à son bureau de Beverly Hills, ou dans un endroit plus discret s’il s’agit de gros cailloux. Son restaurant favori, GUSTO, est tenu par le chef Vic Casanova, dont le nom vaut à lui seul le voyage. Cet Italo­-Américain, né à Brooklyn, a tout de même participé à la prestigieuse émission « Iron Chef America » et dirigé les cuisines du Four Seasons local avant de se mettre à son compte. Il faut absolument goûter aux meatballs, aussi légères que des pommes dauphines. À Beverly Hills, Ilan apprécie la simplicité d’un bar de supporters de football nommé EURO CAFFÈ, qui pourrait aussi bien exister à Naples. Son ami VITO ESPOSITO possède un improbable salon de coiffure dissimulé au dernier étage d’une boutique Bebe Store : ce visagiste des stars travaille dans un petit jardin suspendu  en surplomb de Rodeo Drive. Enfin, le bar­lounge HAKKASAN est plongé dans une jungle inextricable de moucharabiehs et sert des cocktails fumants sur un bar tombé du ciel.




Jenelle Pope, collectrice de fonds, Membre depuis 2012

Dix ans après avoir emménagé à Los Angeles, cette New-Yorkaise de naissance la décrit comme une ville difficile à incorporer. « Je dirais qu’on s’y sent étranger pendant au moins deux ans, avant d’adhérer pleinement à son mode de fonctionnement. » Comme tout est très éparpillé, il faut rassembler ses centres d’intérêt, se créer un univers abstrait où les réseaux tiennent lieu de communauté, et les affinités, de voisinage. Ce n’est pas une cité qui se donne facilement, il faut aller la chercher, s’y tailler de toutes pièces un costume sur mesure. On trouve néanmoins une tradition bien ancrée d’actions charitables dans cette mégapole qui cultive l’esprit d’entraide des premiers temps, quand la frontière était encore loin à l’est. Jenelle apprécie un cappuccino avec un Grand Cru VANILIO ou CAPRICCIO, qu’elle déguste le matin avec un croissant au chocolat chapardé à sa fille.


LOS ANGELES EST PARVENUE À SOUSTRAIRE QUELQUES POCHES DE NATURE SAUVAGE A SON URBANISATION GALOPANTE. RUNYON CANYON est en quelque sorte le Central Park angeleno, un balcon naturel dominant la brousse urbaine qui s’étend entre les monts Santa Monica et l’océan. De là, on voit émerger le bosquet métallique de Downtown, où se dissimule BOTTEGA LOUIE. Jenelle s’y sent comme à New York, avec son carrelage métro, sa vaste cuisine ouverte et les hautes tours miroir qui l’environnent. Elle aime également la désinhibition presque exhibitionniste de ses macarons aux couleurs insolentes, de ses tartes tropéziennes aussi plantureuses que des pin­up. Pour un petit déjeuner en haut lieu, il y a le brunch du BEL-AIR, arrimé à son bien­être casanier, et le légendaire CHATEAU MARMONT, avec son patio digne de « Gatsby le magnifique », à la fois débordant et dépressif, ses œufs Bénédicte à la vodka et son parterre de vedettes, surprises dans l’intimité comme des nymphes au petit matin qui épiloguent sur le sexe de la Cité des anges. Tout  aussi exclusif, le concept store JUST ONE EYE rassemble moins une sélection qu’une collection de vêtements, d’accessoires, de pièces uniques et de bijoux à la lisière de l’artisanat et de l’œuvre d’art. Cela se passe dans l’ancien bunker Art déco de Howard Hughes, ce milliardaire paranoïaque qui vivait au sein d’un vaste coffre­fort sanitaire, avec des portes en alliage bactéricide, qu’il faisait récurer nuit et jour. Aujourd’hui, l’étrange sanctuaire fait l’effet de ces vieilles Ford T des Années folles gonflées en dragsters, avec leur énorme radiateur chromé, leurs ailes flammées et leur double pot d’échappement latéral.




Matias Doorn, concepteur d’événements, Membre depuis 2012

Cela fait onze ans que Matias a quitté Buenos Aires, avec son épouse Noelia, pour devenir concepteur d’événements dans la Cité des anges. C’est le paradis de ce corps de métier, qui consiste à transformer un lieu ordinaire en féerie, avec l’application d’un décorateur hollywoodien. De la bar-mitsva à la soirée des Oscars, tout le monde recourt  aux services de ces professionnels de la fête : pour un anniversaire, Matias a récemment scénographié une tente des Mille et Une Nuits à l’intérieur d’un chapiteau blanc. Il aime le café noir, fort et bien serré, comme on le boit à Buenos Aires, où les napolitains ont été si nombreux à immigrer au xxe siècle que ses habitants parlent encore espagnol avec l’accent italien. Sa Machine ? Une édition limitée de la MAESTRIA aux couleurs de la 34e Coupe de l’America.


AVANT DE S’Y INSTALLER, MATIAS IMAGINAIT LOS ANGELES COMME UNE EXTENSION DE LA SÉRIE « ALERTE À MALIBU ». CE N’EST QU’EN ARRIVANT SUR PLACE QU’IL A COMMENCÉ À SOUPÇONNER LA PROFONDEUR DE CE MILLE-FEUILLE URBAIN, TOUR  À TOUR FRIVOLE, FAMILIAL, GASTRONOMIQUE, ADOLESCENT, SPORTIF… Sa liste d’adresses met en scène cette diversité capricieuse. Tout d’abord, la fameuse plage de Malibu se révèle plus sauvage que dans le feuilleton qui l’a fait connaître mondialement, surtout en poussant le voyage jusqu’au PARADISE COVE BEACH CAFE, où l’on se croirait parvenu au bout du monde. Tout aussi dépaysant, le quartier branché d’ABBOT KINNEY Boulevard, devient le premier vendredi de chaque mois le lieu de rendez­ vous des food­trucks gourmets de Los Angeles. Mélange d’Extrême­ Orient et de Far West, ces cuisines roulantes combinent les profonds métissages de la « capitale » du Pacifique et sa physionomie autoroutière. Bien qu’il soit amateur de cette « nouvelle cuisine sur le pouce », Matias n’en apprécie pas moins le très classique Beverly Hills Hotel, où il aime boire de temps en temps un verre au POLO LOUNGE. Dans ce club de gentlemen aux fauteuils rembourrés de crin de cheval, il retrouve un sanctuaire du polo, ce sport équestre que les Argentins se sont aussi bien appropriés que le football et le rugby : né en Asie centrale, codifié par les Anglais, il a été adopté par les terribles centaures de la pampa. Selon Matias, le brunch le plus exhaustif de la côte Ouest se tient chaque dimanche  au FOUR SEASONS, sur un buffet d’envergure encyclopédique. Il recommande enfin une visite des STUDIOS UNIVERSAL : la curiosité légitime que suscite l’envers du décor hollywoodien a donné l’idée à leurs dirigeants d’en faire le thème d’un parc d’attractions.




Shelley Zalis, créatrice d’entreprise, Membre depuis 2012

« Je prends si souvent l’avion que je remarque quand le chef de cabine est allé chez le coiffeur. » Dans la vie de Shelley, il n’y a que le provisoire qui dure. Cette pionnière des études en ligne a fait migrer les sondages téléphoniques dans l’ère digitale. « J’ai vendu ma société au groupe français Ipsos, spécialiste des baromètres d’opinion,  qui cherchait à approcher les premières générations ayant grandi avec Internet. » Lorsqu’elle voyage, Shelley semble voir le monde comme un prolongement de Los Angeles, c’est-à-dire comme une même expérience vécue par différentes sensibilités nationales. « La pause-café existe certes à  São Paulo, au Caire et à Tokyo, mais sa forme locale est toujours profondément identitaire. » Elle boit sept Espressos chaque jour, la seule boisson qu’elle admet supporter avec le cabernet et le Diet Coke…


LOS ANGELES PERMET CERTES DE PROFITER DU DÉSERT, D’UNE PLAGE SOLITAIRE OU D’UN DOMAINE SKIABLE EN L’ESPACE D’UN WEEK-END. MAIS CE N’EST PAS SEULEMENT UNE VILLE BIEN ENTOURÉE… On y trouve également d’excellents restaurants comme CRAIG’S, dont de nombreuses vedettes honorent, paraît-­il, régulièrement la collection de tequilas millésimées. Shelley recommande les courges spaghetti, après quoi rien ne vous em­pêche d’apprécier sans restriction un dessert parfaitement régressif, comme le butterscotch pudding. La qualité de l’espresso est un point sur lequel elle s’avoue intraitable : avec cette méthode d’extraction sur le fil, sans filet, le café est trop exposé pour avoir droit à l’approximation. « D’être constamment sur les routes me rend peu aventureuse. Je suis très routinière en matière de goût. » La BOUTIQUE NESPRESSO de Beverly Hills lui offre cette perfection réglée, dans un cadre à la fois spectaculaire et hospitalier, discret et expressif. Sans compter que, tout près de là, le vintage HARA & CO. vend des sacs Chanel quasiment neufs au prix de l’occasion. Shelley a parfois entendu dire que le climat de L.A. était trop aride pour héberger une véritable culture. « C’est absurde ! Allez seulement voir comment les Angelenos se retrouvent toutes générations, origines et conditions confondues à la plage de SANTA MONICA, dans une sorte d’univers parallèle où l’on ne ferait que courir, flirter et manger des glaces. » Il y a bien sûr le musée Getty, qui abrite l’une des plus grandes collections d’art au monde, mais aussi le SIMON WIESENTHAL CENTER, cette passionnante fondation pédagogique contre l’intolérance et la violence des préjugés.




Stacey Poon-Kinney, chef, Membre depuis 2012

Cette ancienne finaliste d’un concours de chefs sur la chaîne Food Network est propriétaire du diner The Trails Eatery à San Diego. « Mon grand-père faisait déjà la cuisine à Santa Monica pour Frank Sinatra et sa bande du Rat Pack. » elle accommode ainsi un cocktail typiquement californien de plats maternels, respectueux des saisons, aux ingrédients strictement locaux, et tatoués d’influences latino-américaines. Du pain à la viande de sa grand-mère aux pyramides de pancakes il s’agit de recettes intuitives, qu’elle compose d’un geste sensuel et peu académique. Stacey aime se préparer des latte machiattos avec le lait monté en mousse par son AEROCCINO, un accessoire sans lequel elle ne se rendait jamais sur le plateau de Food Network, « car son lait monté en mousse avait le pouvoir de rendre sympathique l’épouvantable café de la production ».


LES RESTAURANTS QUE RECOMMANDE STACEY RESSEMBLENT À UN PANEL IDÉAL DE LA DIVERSITÉ GASTRONOMIQUE EN CALIFORNIE. PICCA est un (très) bon exemple de fusion indo-­andine, avec ses sushis péruviens, son ceviche de thon albacore condimenté aux algues et au ponzu pimenté, ou encore son anticucho (kebab) de poisson charbonnier au miso grillé et croustillant de patates douces. Moins métissé, mais aussi créatif, FREDDY SMALLS développe son registre « gastro-saloon » dans un quartier désert où apparaissent soudain des voitures garées en double file. La salle à première vue sans prétention affiche ce soin porté aux détails qui trahit l’œil d’un vrai décorateur. Les œufs mimosa du chef Charlie Parker sont splendides : « Quand j’aperçois à la carte ce plat apparemment si simple et néanmoins si difficile à réussir, il me sert de crash test pour évaluer le talent du cuisinier », confesse Stacey. Celui-là est soigneusement parsemé d’éclats croustillants de peau de poulet, de bleu local émietté et de sauce piquante. Dans le voisinage, TITO’S TACOS roule depuis un demi­-siècle ses émincés de bœuf aux oignons et au piment dans des coquilles de tortilla frites, mettant à jour les profondes racines mexicaines de la Californie. La FORD’S FILLING STATION s’épanouit dans un style brasserie twisté, avec ce ha­chis de ventrèche de porc aussi intense qu’un riff de guitare électrique. Enfin, les amateurs de crèmes glacées se rendront chez COOLHAUS pour ses créations dangereusement addictives, comme ces deux boules au Crunch et au whiskey bourbon prises dans un étau de cookies au chocolat.




Texte Julien Bouré - Photographies Jean-Claude Amiel - Réalisation Sandrine Giacobetti



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