Vous êtes ici : Accueil > Le style > Tokyo Confidentiel

Tokyo Confidentiel

Les Tokyoïtes sont d'intraitables épicuriens ! Aussi gourmands qu'avertis, ils savourent autant qu'ils dégustent avec une vigilance soupçonneuse. La plus grande ville de la Terre est certes passionnée d'exotisme, mais elle le préfère acclimaté que simplement importé. Cinq Membres du Club Nespresso vous livrent leur traduction d'une mégapole qui est moins la vitrine du Japon dans le monde que celle du monde à l'intention des Japonais.


TOKYO EST UNE JUNGLE TOUT PEUT ARRIVER MAIS RIEN NE SE PASSE, engagée dans un élan de création protégée et de destruction simulée. Ce sont des lampions parcheminés qui ne projettent que leur ombre, des échangeurs qui serpentent comme une nouille, des rues si propres qu’elles semblent tapissées avec de la moquette. Durant la Coupe du monde de football de 2002 organi­sée à Tokyo, les matchs étaient retransmis sur les écrans géants du célèbre carrefour de Shibuya. Des milliers de supporters se rassemblaient au milieu de son gigantesque passage piétons, mais chaque fois que le feu passait au vert, ils refluaient vers le trottoir pour ne pas gêner la circulation.


LA PLUS GRANDE VILLE DU MONDE N’EN EST PAS MOINS LA CAPITALE D’UNE NATION AU CARACTÈRE ENTIER. Bien sûr que le pays « de la racine du jour » s’est éveillé bien avant d’autres à des enjeux qui intéresseront les mégapoles à venir. Il leur offre même parfois des solutions anticipées aux difficultés qu’elles rencontreront dans un futur proche : écologie, surpopulation, stratégies de distinction, esthétique de la contrainte et de l’excès… Mais les éclairages qu’il porte vers l’horizon sont aussi fragiles que ses lanternes de papier rouge. Car la délicatesse sauvage de cette plante grimpante semble difficile à naturaliser dans des climats exotiques au sien.




Yumiko « Hanachiyo » Singer maître fleuriste, membre depuis 2009

Ses arrangements floraux s’efforcent de rapprocher la sensibilité japonaise et la perspective à la française, deux univers aussi étrangers l’un à l’autre que le temple de mousse l’est au jardin baroque. Si ce dernier apparaît comme un massif à l’architecture duquel doit se plier chaque organisme qui le compose, l’esthétique nippone s’apparente davantage à une tente de Bédouin, dont la disposition des maillets, la tension de la toile, la dimension du mât contribuent mutuellement à un équilibre compromis par la moindre absence. Yumiko réconcilie le tempérament poétique, les bouts-rimés du jardin japonais avec les grandes phrases romanesques de sa contrepartie française. Elle admet se préparer des Espressos toute la journée avec une Essenza qu’elle possède depuis déjà plusieurs années, et regrette que l’Édition Limitée HAWAII KONA ne se soit pas pérennisée.


LA SÉLECTION DE YUMIKO SE DEVAIT DE RESSEMBLER À UN JOLI BOUQUET. Il lui fallait traduire la luxuriance de la plus grande ville du monde avec une surprenante économie de moyens, comme ces vieux dessins à l’encre de Chine capables de restituer un paysage en quelques coups de pinceau assenés au bon endroit. Le petit comptoir SUSHI YOSHITAKE aligne trois étoiles au Guide Michelin, distinction suprême de cet observateur respecté de la gastronomie mondiale. Sacrer son chef virtuose revenait à reconnaître la sophistication de cette cuisine d’origine populaire, qui est aux arts culinaires ce que le kabuki, ancien théâtre de divertissement récemment anobli, est à l’opéra. La GALLERY EF livre un témoignage poignant du vieux Tokyo : cette maison qui a survécu à l’ère Edo accueille aujourd’hui des concerts de biwa, une sorte de luth guttural dont l’usage remonte aux origines du Japon. La boutique BABY DOLL TOKYO expose un autre visage de la capitale, celui du fétichisme, qui est le péché mignon des idolâtres : corsets, bas résille, jarretières et autres dessous décadents font ici fureur depuis que Lady Gaga s’y est fait dessiner quelques tenues de scène. À Roppongi, un îlot urbain auto­alimenté en énergie grâce à de gigantesques turbines Rolls-Royce, le MORI ART MUSEUM peut aussi bien prêter ses espaces d’exposition à une collection d’Art nouveau qu’à une composition libre sur l’amour. Non loin de là, l’hôtel GRAND HYATT est assailli chaque week-end par des Tokyoïtes en mal d’indulgence, qui viennent s’offrir des vacances en ville. Son restaurant Shunbou cultive quant à lui l’étiquette très stricte du « ryotei », le grand service à la japonaise.




Katsuhiko Shimaji éditeur-garcon de café, membre depuis 2008

Ex-rédacteur en chef du « Playboy » japonais, M. Shimaji publie à présent un bel objet éditorial intitulé « Magna Carta », que des amis écrivains noircissent de nouvelles, d’interviews et d’articles culinaires raffinés allant du compte rendu de la dégustation d’un steak d’ours brun au dossier sur les aliments fermentés. En plus de diriger une revue culturelle à la sensibilité masculine, ce personnage dévoile sa conception de l’élégance virile dans un corner à son image du grand magasin Isetan de Shinjuku. Il l’anime lui-même chaque samedi et dimanche après-midi entre cigares ubains, single malts japonais et Grands Crus Nespresso. Il apprécie notamment le ROMA, qu’il déguste dans les règles de l’art, en Espresso fort ajusté. Côté machines, sa préférence va naturellement à la U, dont le tempérament caméléon lui permet de s’intégrer dans n’importe quelle cuisine.


AUX YEUX DE M. SHIMAJI, TOKYO EST UNE MÉGAPOLE HYPERACTIVE QUE CEPENDANT RIEN NE TROUBLE, COMME LA VIE GROUILLE DISCRÈTEMENT SOUS LA SURFACE D’UNE MER ÉTALE. On y déguste certes toutes les gastronomies du monde, mais souvent interprétées par un chef japonais initié à l’étranger. Comme si cette ville préférait l’adaptation à la version originale, et se créait par là même une universalité repliée, identitaire, une sorte de voyage entre soi. Une vision du monde qui l’exonère de devoir s’y frotter réellement. Le Français Christophe Paucod est l’un des rares cuisiniers expatriés qui sache acclimater son répertoire natal à la sévérité du palais nippon. Son bistrot LUGDUNUM traduit l’expressionnisme des grands classiques lyonnais dans un discours minimaliste, qui restitue magistralement la modernité et l’esprit de fête. Avec cette même tension de futur et de tradition, l’auguste SANCTUAIRE MEIJI avoisine les adolescents décorés comme des pièces montées d’Harajuku, dont l’appropriation loufoque des costumes occidentaux manifeste un mélange spécial d’exubérance et d’inhibition. Du côté de Ginza, l’antique façade du célèbre THÉÂTRE KABUKI-ZA a été régénérée plutôt que restaurée, si bien que ce temple du drame épique japonais ne représente plus que l’idée de ce qu’il fut, à la manière d’une image de synthèse. À Roppongi, le bar MADURO cultive une carte encyclopédique d’alcools de grain sur son comptoir tapissé de cuir, ce qui n’est pas pour déplaire à l’amateur de purs malts qui se fait admirer sous toutes les coutures dans le SALON SHIMAJI du grand magasin Isetan Men’s. L’écrivain effeuille avec ses fans les sujets de ses prochains livres, en leur préparant des whiskys au soda de la distillerie Suntory.




Mari Kubota designer, membre depuis 2013

Cette jeune femme développe des petits objets pour le compte d’entreprises désireuses de préciser leur image de marque à travers des produits personnalisés. Elle a ainsi créé un « miroir loge » de poche cerclé de composants lumineux, qui permet de se faire un raccord dans la file d’attente d’une boîte de nuit, et que l’on trouve à présent dans les concept-stores du monde entier. Ce qui la stimule à Tokyo, c’est la manière dont cette ville détourne les courants de la mode internationale sans diluer sa propre identité esthétique. Un peu comme ces adolescentes d’Omotesando surchargées de vêtements et d’accessoires importés, auxquels la créativité de leur agencement donne une indéfinissable qualité japonaise. Mari s’accorde des DECAFFEINATO latte jusque tard le soir, avec une PIXIE Citron Électrique assortie à son intérieur végétalisé.


MARI RECHERCHE LES ENDROITS PAISIBLES MÊME DANS LES QUARTIERS LES PLUS ANIMÉS. L’AVENUE GINKGO EST UN AXE PONCTUÉ DE GRANDS ARBRES SÉCULAIRES DONT LES FEUILLES EN ÉVENTAIL FORMENT L’EMBLÈME DE LA VILLE DE TOKYO. D’une mélancolie digne des romans de Kawabata, cette zone magnifique dans la force de l’automne demeure immuable et peu touristique malgré la proximité du sanctuaire Meiji. À l’écart des défilés sauvages de la jeunesse d’Harajuku, le RESTAURANT I sert une cuisine franco-japonaise aussi effrontée que les expériences vestimentaires susmentionnées. Son chef revient de la Côte d’Azur, où il s’est formé auprès du Niçois Keisuke Matsuchima (deux étoiles au Guide Michelin). Même sentiment de s’être attablé avec des réfugiés du déchaînement urbain chez HONMURA AN, un spécialiste des nouilles au sarrasin que les amateurs aspirent brusquement afin d’en capter toutes les nuances aromatiques, et de les reconstruire sur le volume du palais comme le ferait un dégustateur de café. L’écrin HIGASHI-YAMA réserve quant à lui un décor à mi-chemin entre l’architecture Le Corbusier et la fumerie d’opium, qui converge sur le comptoir en béton ciré d’une jolie cuisine ouverte. Le menu, moins « bipolaire », prévoit notamment d’épaisses nouilles de blé servies dans leur eau de cuisson aromatisée au yuzu, ou un flan à la noix de coco balancé par l’amertume d’une réduction de thé matcha. Enfin, la ville-librairie DAIKANYAMA T. SITE a surgi brusquement des sables de la dématérialisation comme un centre de « remise en forme » du contenu culturel (musique, presse, littérature, cinéma…), un centre de gravité pour ces univers qui perdent leur force d’attraction.




Toshikazu Iwaya styliste, membre depuis 2008

Créateur auprès de la marque de vêtements Dress Camp, Toshikazu affiche une nette prédilection pour les couleurs énergiques. Son design semble vouloir métisser le look street style et la pompe des anciennes étoffes japonaises. En dépit des apparences, Tokyo est une ville qui recherche l’éclat. On imagine non sans raison ses trottoirs envahis par un flux monotone de ronds-de-cuir, mais ce costume endeuillé de la bureaucratie d’après-guerre n’a jamais étouffé le goût des couleurs chaudes, tonitruantes sans être criardes, qui donnaient fière allure aux citadins d’autrefois. Voici de quoi démentir l’idée que le Japon bouderait sa sensualité, que la jouissance lui serait douloureuse, comme un râle arraché au plaisir. Le modéliste ne jure que par le Grand Cru Pure Origine INDRIYA from India, qu’il déguste en Espresso extrait par sa PIXIE.


LE FAMEUX SAVOIR-VIVRE DES HABITANTS DE TOKYO N’EMPÊCHE GUÈRE CEUX-CI DE SAVOIR VIVRE. Au premier rang des innombrables inventions de sa volupté, il y a une myriade de restaurants spécialisés dans un type de préparation, d’ingrédient ou de dressage. Chez KANEISHI, un ancien champion de base-ball à bandana et bracelet éponge s’est reconverti dans la plus physique des cuisines nippones : la cuisson sur plaque, appelée teppanyaki, qui a fait carrière aux US où elle est devenue un numéro d’acrobatie. Mais ici, attendez-vous à du sport, pas de la gonflette. Attablé au bar, les plats se dessineront sous vos yeux, comme un bon film à suspense : galettes d’ignames fondantes avec œuf miroir, tripes sautées aux racines de lotus farcies d’œufs de poisson, crêpes au dashi roulées comme un cigare sur de la poitrine de porc et du vert d’oignon, puis caramélisées à la sauce soja… Lui aussi dirigé par un chef charismatique, NARUKIYO est réputé pour proposer à ses clients une liste de produits d’exception à partir desquels ils personnalisent leur menu. La plupart de ces ingrédients proviennent sans doute du MARCHÉ DE TSUKIJI, véritable voyage au centre de la mer en plein Tokyo. À défaut d’assister à la spectaculaire criée aux thons qui s’y tient avant l’aube, allez découvrir la petite faune de sushi-bars (notamment l’établissement Ryiu) accrochée à ses parois comme des crustacés sur la peau d’un cétacé. Tout aussi dépaysant, le café LE PAZ crée un effet de ralenti dans cette ville en avance rapide, tandis que la boutique de vêtements DRESS CAMP privilégie les motifs « caractériels » et les couleurs chaleureuses.




Tetsuyuki Kokin graphiste d’art, membre depuis 2007

Son premier métier de typographe l’a conduit à dessiner des logos, mais également à créer une police d’écriture alphabétique et japonaise (ce qui fait la bagatelle de près de 8 000 caractères d’imprimerie à concevoir en minuscules et en capitales). À la différence de la calligraphie traditionnelle au pinceau, la « fonte » moderne ne recherche pas la performance de l’exécuteur, mais la perfection de l’exécution. Elle franchit la distance qui sépare l’œuvre unique et l’ouvrage uniforme. Au Japon, ce cheminement fut le résultat d’une fermentation concomitante à celle du progrès, contrairement aux symboles lumineux qui ornent naïvement les gratte-ciel chinois sans paraître avoir perdu leur qualité primitive de talisman. Avec sa PIXIE, Tetsuyuki se prépare des Espressos de Grand Cru ARPEGGIO le jour, et de DECAFFEINATO INTENSO la nuit venue.


LE JAPON EST UN PAYS EN ORDRE, DONT MÊME LA GÉOGRAPHIE COMPORTE UN SENS DE LECTURE, UN ENDROIT ET UN REVERS. Tokyo se trouve du bon côté de la carte, sur la partie du costume destinée à être vue. Ce qui n’empêche pas le bar à sushi souterrain NUMAZUKOU de proposer des recettes de poisson cru du pays natal de Tetsuyuki Kokin, situé dans le « Japon de l’envers », sur sa rive orientale : la face aveugle de l’habit chargée des paramètres de confort. Du côté exhibé aux regards, le restaurant toscan BICE jouit d’une vue imprenable sur le port de Tokyo, et prête régulièrement ses murs à des artistes contemporains. À cinq minutes de marche du domicile de Tetsuyuki, le PALAIS IMPÉRIAL héberge la plus ancienne monarchie du monde, une autorité qui a abdiqué ses responsabilités gouvernementales, et dont le pouvoir ne con­siste plus qu’à inaugurer les chrysanthèmes de ses beaux jardins. Quand il ne parcourt pas ces derniers, le graphiste rejoint le PONT NIHONBASHI, qui offre l’une des visions les plus saisissantes de la coexistence pacifique des siècles dans la capitale japonaise. Ainsi en va-t-il de la GARE DE TOKYO, pur produit du métissage entre l’Extrême-Orient et le Far West, avec ses formes à la fois exotiques et indigènes, son bulbe d’ardoises fines et sa façade puritaine. On dirait une interprétation de Chopin dans un opéra asiatique, comme si le voyage avait insensiblement dénaturé son œuvre, lissant les dissonances déchirantes et les imprévus en une fluidité vaporeuse. À l’arrière de cette prestigieuse devanture, la station accueille un ambitieux complexe commercial, dont Tetsuyuki Kokin est fier d’avoir réalisé le logo.



RENDEZ-VOUS À LA BOUTIQUE NESPRESSO OMOTESANDO




Atsushi Uchida, le National Boutique Manager du Japon, nous parle de l’accueil que le public de Tokyo réserve à la marque aux Grands Crus

PARLEZ-NOUS DE LA BOUTIQUE D’OMOTESANDO...

Atsushi Uchida : C’est notre bâtiment amiral, le plus grand espace consacré à Nespresso au Japon. Sa grande façade en fait une vitrine idéale de la marque dans l’archipel. Elle accueille des expositions d’artistes locaux inspirés par notre univers, comme la plasticienne Asami Kiyokawa, présente dès l’inauguration, et un centre d’expertise qui prévoit deux cycles d’initiation adressés à nos clients passionnés de café (voir rubrique Experts).

OÙ SE SITUE-T-ELLE ?

A. U. : Elle est localisée sur l’avenue Omotesando. C’est un axe emblématique, fédérateur de Tokyo, cette mégapole dépourvue de centre-ville, qui est en réalité un agglomérat de villages réunis par l’urbanisation galopante. Nous sommes dans un secteur commercial en pleine croissance qui permet de désengorger Ginza, le premier grand quartier d’apparat de la capitale.

QUI SONT VOS CLIENTS ?

A. U. : Tout Tokyo, le Japon, et même l’Asie se rendent chez nous. Pendant les horaires de bureau, beaucoup d’employés viennent se détendre entre deux réunions. Ils se sont tout de suite approprié cette Boutique, ouverte au printemps dernier.

COMMENT BOIVENT-ILS LEUR CAFÉ ?

A. U. : Les Japonais ont l’habitude de déguster leur café avec du lait, et nos clients apprécient la variété de ­préparations que notre tech­nologie leur permet de découvrir. Le café glacé est également très typique de notre pays. Nous avons même ­installé un distributeur de glaçons dans la Boutique.

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE NESPRESSO DANS LESQUELLES VOS CLIENTS SE RETROUVENT ?

A. U. : Sans aucun doute la précision. Ils perçoivent une grande exactitude dans le système que nous avons mis en place : la qualité de la sélection du grain, la netteté avec laquelle toutes nos Éditions Limitées se détachent les unes des autres, la justesse de la dose contenue dans chaque capsule, le système de conservation particulièrement efficace du café une fois moulu. Et bien sûr la rigueur de l’extraction qui sert l’Espresso tel qu’il devrait toujours être, à la bonne température, prêt à déguster. Enfin, il y a la nature très compacte de nos machines qui séduit les Tokyoïtes : n’oublions pas qu’ils habitent majoritairement des petites surfaces. La « U » leur semble notamment combiner idéalement l’ergonomie et la performance.


DÉGUSTER UN CAFÉ NESPRESSO À TOKYO ?

Narisawa

Premier chef asiatique (et 20e mondial) répertorié par le classement San Pellegrino des 50 meilleurs restaurants du monde. L’établissement de Yoshihiro Narisawa est l’un des temps forts de la nouvelle gastronomie japonaise.

Park Hyatt

C’est au New York Grill qu’a été tournée une partie de « Lost in Translation », l’inoubliable film de Sofia Coppola, avec Bill Murray et Scarlett Johansson dans les rôles principaux.

Hello Kitty Café Restaurant

Cette cafétéria est un véritable temple élevé au plus célèbre chaton de la terre.


Texte Julien Bouré - Photographies Jean-Claude Amiel - Réalisation Sandrine Giacobetti



Rendez-vous  la Boutique Nespresso Los Angeles

Nespresso

Rendez-vous à la Boutique Nespresso Los Angeles

Lire Lire

Archives

Tout le Style Voir Voir

© Nestlé Nespresso S.A. 2010 . Nespresso Policy . Terms & Conditions . A notre sujet . Credits . Nespresso Websites
Opsone Fcinq