Beaucoup de Che….
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Le film dont tout le monde parle (1ère partie)
15.05.08 / Il est souvent compliqué, voire dangereux, de vouloir attirer l’attention à Cannes. L’an dernier, Jerry Seinfeld dut se transformer en abeille et s’envoler du toit de l’Hotel Carlton. Cette année, pour l’ouverture, c’est une colonie de pandas géants adeptes du Kung Fu qui attendait Jack Black. Il peut être encore plus risqué de vouloir faire la une des medias avant même l’ouverture, et pourtant c’est l’exploit réalisé par Steven Soderbergh. Les paris allaient bon train à la veille du festival: le réalisateur américain réussirait-il à finir à temps le montage de son film sur Che Guevara pour figurer dans la compétition officielle? Depuis février et les dix minutes projetées au Festival du Film de Berlin, le film que certains qualifient déjà de « classique moderne » est l’objet de toutes les attentes. Les comparaisons (hâtives sans doute) fusent, de Laurence d’Arabie au Parrain ou à Apocalypse Now. L’optimisme est donc de mise chez The Wild Bunch, qui est derrière le dernier opus de Soderbergh. Le film a été sélectionné à la toute dernière minute. Les distributeurs se bousculent devant la porte de la production. Et ceux qui s’inquiétaient que Soderbergh ne puisse faire mieux qu’à Berlin seront rassurés : le film sera projeté en compétition officielle et en intégralité le 21 mai. Loin des 10 minutes berlinoises, le long métrage de 4 heures et 28 minutes sera présenté en deux parties, L’Argentine et La Guerilla. Encore quelques jours donc de patience et de buzz, avant la projection.— R.K.
